Friday, February 13, 2009

A Bolter Round in the Face

Je viens de regarder, avec un peu de retard, l'épisode 16 de Clannad ~After Story~... et ça faisait longtemps que je n'avais pas pleurer autant, surtout pour un putain d'anime japonais...
Ecouter Dango Daikazoku, qui rentre facilement dans le classement des musiques les plus kawaii de tous les temps, est devenu un supplice pour mes glandes lacrymales...

Sunday, February 1, 2009

If you change your mind, I'm the first in line...

Depuis la grève de jeudi, je ne fais plus rien. Je passe mes journées à glander, dormir, repousser et réfléchir aussi. Je ne suis pas allé au rendez-vous de vendredi, mais elle ne m'a pas rappelé pour confirmer. Elle n'y était surement pas. J'ai préféré jouer à des jeux vidéo. Je me contente du premier opus de Dawn of War vu que mon ordinateur est trop ridé pour supporter la bêta de DoW II. Aujourd'hui j'ai décidé de manquer le défilé du Nouvel An chinois à Paris, je n'ai pas raté grand chose d'après ce qu'on m'en a dit. Et très logiquement on ne m'a pas vu au diner qui était organisé plus tard dans la soirée. Je crois bien qu'ils doivent s'habituer à ne plus me voir, ils ne demandent même plus maintenant. J'aurais dû en profiter pour travailler, j'ai accumulé pas mal de retard. Mais bien évidemment je n'ai pas fait grand chose. Je continuerais demain matin, si je me réveille à temps. J'ai eu le droit à un joli week-end de quatre jours, mais je pense que ces petites vacances m'ont fait plus de mal que de bien, à mon moral je veux dire. Je crois que c'est le début. Ca ne me fait pas particulièrement peur mais il va falloir s'y préparer. Il est temps de prendre un très gros risque. Un très très gros risque.

Thursday, January 29, 2009

Friendship & Diamond

Jeudi 15 janvier 2009, moral au plus bas et que des idées noires pour m'occuper l'esprit. J'ai envie de tout arrêter, de tout larguer pour une deuxième fois.
La direction que prend ma vie me déplait, plus précisément elle m'ennuie. D'ailleurs je pense que c'est bien un de mes plus forts traits de caractère, tout finit par m'ennuyer, bien trop rapidement.
Je n'ai jamais su rester en place ; jamais plus de deux ans dans la même école ou au même poste. Jamais. Jamais plus d'un an avec la même fille ; je ne les ai jamais aimées plus d'un mois. Jamais.
On m'a dit que c'était une bonne chose, de vouloir se chercher, de changer, de découvrir de nouvelles choses. Bullshit. Ce n'est pas la découverte de nouvelles choses qui me poussent, dans mes choix et dans ma vie, mais bien ce foutu ennui. Qui me ronge, me bouffe par les entrailles. Toujours plus vorace.
Plus rien ne m'amuse, ne me surprend, ne me fait pleurer. Plus rien ne sort de l'ordinaire, du banal, du triste, du gris.
J'ai atteint un nouveau stade récemment : mes amis m'ennuient. Leur amitié m'exaspère ; ces personnes, que je considérais comme les plus proches, ne m'apportent plus rien. Contrairement aux diamants, l'amitié n'est pas éternelle. J'avais écrit un papier sur eux, très dur, et j'hésite encore à le publier. Je ne vais probablement jamais le faire. I'm Walking Away. Je l'avais intitulé ainsi.
Un message d'adieu.

Nothing Happens Unless First a Dream

J'ai rêvé d'elle hier soir. C'était chaud, doux et humide. C'était bien. Maintenant je ne cesse de penser à elle.
Comment lui dire qu'on s'est connus dans une autre vie ?

La vie est bien plus belle la nuit

Ça fait bien un mois que j'écris plein de petits billets dans mon tout petit carnet bleu. Et pourtant je ne poste plus sur ce blog, tout reste sur ces feuilles, gardées secrètes. J'écris mais j'hésite à publier. Peut-être que je trouve tous ces messages trop personnels. Qu'ils dévoilent trop. Sur moi. Sur ma vie. Ma famille et mes amis.

Monday, January 5, 2009

Yes! Or Maybe Not...

I think 2009 is going to be a fantastic year. I don’t know why. I just have a feeling about it, you know? Today’s the first day of work of this great year and I’m ready to kick off in a great style. You know, I specially came to work a little earlier today. The boss wasn’t even here yet! Starting from today he won’t be able to lecture me about getting late every now and then. I am a new man.
Oh speak of the devil. Looks like he’s not in a good mood today. Probably had a bad holiday. I heard his wife... oh nevermind that. See that young lady coming over here? She’s the old man’s PA. Don’t be fooled by her pretty look, she’s actually damn smart. The whole package if you know what I mean. Wait, she wants to talk to me. Don’t move. BRB.

*

Well, what she wanted with me? Not really what I was expecting. Boss Sexton just summoned me and two other guys in his office in five minutes. It doesn’t sound good at all. FYI no one, no one ever goes into his office in normal time. Never. I heard rumours of people crying like babies after five minutes spent inside the lion’s den. Well, I’m not the type of guy that cry that easily anyway. I’m not afraid. Not at all. Damn, it’s already time? I’m not ready yet. Wish me good luck. And pray for me too.

*

God, that was harsh. The longest and more nerve-racking thirty minutes I have ever had. Did you feel the walls shake? No? In there I thought the whole building was going to collapse. My ear-drums are probably bleeding now. God, I’m sure I can sue him if I lose my sense of hearing. That guy has the body of a fifteen-year-old, but his voice’s just crazy. If you close your eyes for a moment, you will totally think that God is talking to you. It gave me the chill.
Oh yeah, he was totally raving because the blueprints we gave him were totally bust. Rachel and John messed up with the play in the ball-bearings. The rotor was apparently shaking like a blender. Not really what it’s meant to do. You seem a little lost. Forget about it. To sum up: small body, god-like voice, not my fault, off the hook and lunch time. Let’s go.

*

Well, it’s now three, and I’m going home. Since they don’t really need me at work, I decided I’d just call it a day. Don’t worry. There’s this kind of solidarity code at work, if someone has to leave for whatever the reason, we’ll just cover his slash her back. It’s no big deal. Really.
I’m going to enjoy the TV all day long on my comfy little sofa. Do you think I should cook for Marine tonight? Since I have plenty of time. I remember last time I cooked for her, she watched me suspiciously all dinner long. She thought I had something to apologize for and she eventually came to the conclusion that I had been fired. What a weird girl. Can’t a brother genuinely make dinner for his lovely little sister? Seriously. She replied no. Heartless girl.
I admit it wasn’t as good as what she usually makes, but she didn’t have to laugh that loud either. Well, I’ll show her how awesome my cooking has become. She’ll be in awe.
Shit. Who’s calling me now? Sexton. I’m screwed. Think fast. Think fast.

Saturday, December 20, 2008

Imagine all the girls, ah ah, ah, ah ah...

Elle s'est perdue, le centre-ville labyrinthique a eu raison de son sens de l'orientation déjà limité. Elle s'en arrache les cheveux et les nerfs. Ensevelie sous les lumières uniformes des lampadaires épouvantailleux, elle ne peut que s'accroupir au bord du trottoir sous le poids de cette nuit froide et blanche.
Les zombis de passants errent dans la rue anonyme sans prêter attention à la pauvre carcasse n'attendant que d'être achevée. Les passagers de la ville, sans visage, glissent lentement sur les pavés et de sa vision. Seuls leurs pieds putréfiés, séparés de leurs corps, voguent dans son esprit. Mais bientôt même le monstre multi-pode n'est plus qu'une vague illusion. Seul le fracas incessant de ses milliers de semelles résonnent toujours plus doucement derrière ses yeux fermés... accompagné d'un air de flute. De piano aussi. Une guitare suivant le rythme de la machine à percussion des piétons.
Elle l'entend clairement maintenant, cette mélodie. Se relevant enfin elle se jette, comme ensorcelée, au milieu du corps fragmenté de la créature à mille têtes, se laissant emportée par le courant de la marée monstrueuse ainsi que par les quelques blanches, noires et croches flottant au dessus des crânes, un peu plus haut.

Les vagues l'emportent et l'arrêtent finalement dans la Rue Rouge, les lumières telles les visages y sont écarlates et flamboyants. L'étoile rouge de la ville avait attiré en son centre les corps froids des habitants égarés. Leurs visages sortent de la pénombre pour assister au spectacle. Quel spectacle ? La nuit est rouge mais elle lui cache encore l'attraction qui embrase les joues et les yeux des maintenant-vivants. La musique est désormais étouffée sous les voix des nouveaux ressuscités, couverte par leurs grognements, vestiges de leur récente existence inhumaine. Va-t-elle enfin le voir, le noyau cauchemardesque de cette astre vermillon ?